Maison Villevert - Spiritueux d'exception

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Vous ne connaissez peut-être pas son nom, et pourtant Jean-Sébastien Robicquet vous a probablement déjà fait passer une bonne soirée sans que vous le sachiez, puisqu’il est à la tête de Maison Villevert, une maison française qui regroupe des spiritueux de réputation planétaire. Un passionné passionnant que l’Exception a interviewé.



Le vin, vous êtes tombé dedans quand vous étiez petit ?

En quelque sorte oui, même si je ne suis pas Obelix ! Ma famille au sens large était dans le vin, mais mes parents pas directement. Mon père s’occupait d’organisation viticoles, alors j’ai voulu repartir de mon côté sur la production de vin. J’ai fait des études de droit et d’oenologie. J’ai commencé par une expérience à l’étranger lorsque j’ai travaillé chez Moët Hennessy à Singapour à 23 ans, puis j’ai passé 10 ans chez LVMH dans le cognac, j’ai travaillé deux ans dans le vin en tant que commercial et puis en 2001 j’ai décidé de fonder ma propre société. C’était le moment pour moi.


Comment est-ce que l’on met au point une vodka (Cîroc), un gin (G’Vine), un vermouth (La Quintinye), d’où vient l’idée ?

Tous ces alcools ont été élaborés à partir de vin et je pense que le vin est un élément structurant de l’art de vivre typiquement français. C’est très important. Ensuite, pour répondre à votre question, lorsque la vodka Cîroc a été créée en 2003, cela a été une question d’envie, d’air du temps, de ressenti, un mélange de tout cela. L’époque marquait les débuts de la marque Grey Goose, de la vodka polonaise également et l’avènement des vodkas mass market. Il manquait une version à base de matières premières nobles avec une spécificité gustative. Nous avons développé cette vodka, P.Diddy nous a aidé à développer son image à l’international. Ainsi, la création de chaque nouveau spiritueux correspond à cela : un mélange de maîtrise, de produits artisanaux haut de gamme, de tendance et d’envies. Ca a marché ! 


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Avez-vous une journée type ?

Je ne crois pas avoir une journée type. J’aime l’idée que notre société est gérée comme une start-up même après 15 ans d’existence. Nous avons plusieurs sites de production, j’essaie d’en visiter au moins un tous les jours. En fin de matinée, il y a bien souvent aussi la dégustation des nouveaux produits effectuée dans le cadre du contrôle qualité. Et puis l'interaction avec les différents marchés occupe une bonne partie de ma journée. Le matin, ce sera avec l’Asie et le soir avec les Etats-Unis…


Vous habitez à Cognac, c’est comment chez vous ?

C’est vallonné et pleins de vignes. Je suis entouré de fermes. Je suis à une heure de la plage et à deux heures de route des pistes de ski. Un paradis !



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Est-ce qu’il existe un savoir-faire français spécifique dans la création de spiritueux ? Si oui, lequel ?

Je pense que oui. La France fait attention aux détails, il existe un art de vivre français. Regardez le marché du luxe, des parfums, des cosmétiques etc. Cela n’existe pas qu’ici bien sûr, mais je crois qu’il existe une alchimie particulière et une sensibilité qui nous est propre, une certaine culture du beau et du bon, un véritable savoir-faire que les gens recherchent.

"Je pense qu’un bon bartender doit avoir une connaissance parfaite des spiritueux qui sont à sa disposition pour créer une véritable expérience."


De quoi êtes-vous le plus fier ? Et qu’est ce qui vous fait encore rêver ?

Mes 30 ans de mariage et mes trois enfants sont ce dont je suis le plus fier à titre personnel. Sinon, d’avoir tout commencé avec deux tréteaux et une planche et d’avoir réussi à fédérer 90 personnes autour de ce projet me rend très fier. Cela prouve qu’il est possible de faire autre chose sur le territoire du cognac. Mon rêve, c’est de continuer la création bien sûr ! La vodka que nous avons développée est aujourd’hui numéro 2 sur le marché, notre vermouth a reçu plusieurs prix, nous avons réinventé le cognac, il y a encore tant de choses à faire ! Je suis peut-être un boulimique, mais je préfère me considérer comme un évangéliste du raisin et cette “French touch” me fait encore rêver.



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C’est la mode des bartenders dans les bars et hôtels…qu’en pensez-vous ?

Je pense qu’un bon bartender doit avoir une connaissance parfaite des spiritueux qui sont à sa disposition pour créer une véritable expérience. Il ou elle doit savoir être pointu et qualitatif dans l’utilisation de ces spiritueux. Mais j’ai souvent tendance à dire que nous ne sommes que les fournisseurs et que les bartenders sont les artistes. On donne la peinture, ce sont eux qui vont faire le tableau. De mon côté, j’aime la simplicité des associations qui permettra de mettre en avant chacun des goûts.


Pourriez-vous nous donner la recette de votre cocktail préféré ?

J’aime beaucoup le Negroni qui va se faire à base de gin G’Vine (1 dose), de Vermouth (1 dose) et de Campari (⅓ dose). Mais sinon, je recommande vivement une digression du Manhattan que je rebaptiserais le Parisien avec du Cognac (1 dose), du vermouth rouge (½ dose), du vermouth dry (¼ dose) et une zeste d’orange.


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Article par Ophélie Meunier
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