Qui se cache derrière le Chocolat des Français ?

"Le chocolat des Français" c'est l'histoire non pas d'un mec, comme dirait l'autre, mais de trois amis ! Rencontre gourmande, euphorisante avec Vincent et Matthieu, chocolatomanes complices, passionnés, enthousiastes, débordant d'énergie et de magnésium pour un échange à bâtons rompus sur l'entreprenariat, l'art et... le chocolat !


Matthieu pouvez-vous nous présenter vos deux acolytes puis Vincent vous présentera ?

Matthieu : Paul, 30 ans, est le directeur artistique et il a en charge la communication au sein de l'entreprise. C'est le créatif de l'équipe. Après la Cambre -meilleure école des arts visuels en Belgique- il a travaillé quatre ans comme directeur artistique dans des agences de publicité. Sa créativité, sa folie, son humour sont ses principales qualités ! Je le connais depuis douze ans, avec Vincent notre amitié est récente. Vincent s'occupe, du business à l'international (finances, export). Il est passé par Sciences Po, HEC, a travaillé en start-up et en banque d'investissement. Il est doté d'une intense capacité de travail, d'une énorme force analytique, on se repose sur lui pour la partie business. Nous avons parfois un grain de folie, lui nous rassure. Il a beaucoup d'humour, aime énormément le chocolat, en mange plus que toute l'équipe réunie ! Son défaut ? Il est perfectionniste !

Vincent : Matthieu, 31 ans, vient d'être papa, c'est le seul de l'équipe. Il s'occupe de la partie "business development", grâce à lui le monde entier ou presque, accède au "Chocolat des Français". Après Sciences Po, les Arts Déco, il a travaillé pour une agence de conseil en communication et organisation d'événements. Ses qualités ? Il n'a pas peur d'oser, il a un petit côté fou, il y croit, parvient à nous fédérer, à faire en sorte que cela marche, c'est également son défaut ! Trop de folie, il faut suivre ! Chacun a son champ prédéfini de compétences de base, c'est notre force, on impulse un mouvement différent avec nos qualités, nos défauts. Notre complémentarité nous permet d'être autonomes, notre trio fonctionne parfaitement !


Quel est l'ADN de votre marque ?

Matthieu : Nos trois piliers : le bon, le beau et le made in France à l'heure du web ! La rencontre de l'art et de la gourmandise. Un moment de plaisir, nous sommes à l'opposé de ce qui se fait actuellement : no gluten, no lactose... No plaisir ! Je me souviens de ma grand-mère qui mangeait des choses simples, un carré de chocolat, elle se faisait plaisir. Notre credo "mangez la tablette cela vous fera du bien, c'est excellent pour la santé, ne vous privez pas !".

Vincent : Ravir les papilles et les pupilles, c'est vraiment notre ADN. La rencontre entre l'art (le visuel) et la gastronomie (le goût). On essaie de surprendre en réalisant des visuels créatifs. On vient vers nos visuels car les couleurs sont belles, c'est pétillant, novateur. Les gourmands se disent "j'adore le graphisme", ouvrent la tablette, n'osent pas déchirer l'emballage, certains les collectionnent. Et on revient à notre chocolat grâce au goût, c'est un super chocolat artisanal, gourmand, très qualitatif !


Matthieu pouvez-vous nous présenter vos deux acolytes puis Vincent vous présentera ?
Quels écueils avez-vous rencontrés lors de la création fin 2014 de votre entreprise ?

Quels écueils avez-vous rencontrés lors de la création fin 2014 de votre entreprise ?

Matthieu : On a eu énormément de chance au démarrage, on a beaucoup travaillé, fait de belles rencontres qui nous ont permis d'avancer. La plus grande difficulté désormais, c'est transformer ce projet en réussite industrielle. Devenir une marque référente dans l'univers de la gourmandise à l'international est notre ambition!

Vincent : Ce métier est excitant, l'entreprenariat n'est jamais monotone, toujours de nouveaux sujets sur lesquels travailler, des situations variées à gérer, des surprises... C'est stimulant d'entreprendre, la route est sinueuse mais ce n'est que du bonheur ! On s'éclate tous les jours à lancer de nouvelles idées, on prend beaucoup de plaisir !


Vos positions optimistes diffèrent du discours ambiant, de la morosité qui règne !

Vincent : On entend souvent que c'est difficile, que la situation économique est morose mais pour nous il n'y a pas de meilleur moment pour entreprendre, tous les signaux sont au vert ! Beaucoup de structures publiques, privées soutiennent les entrepreneurs, mettent des ressources à disposition. Nous sommes lauréats du "Réseau Entreprendre Paris" , qui nous accompagne. Il y a une émulation, beaucoup ont envie de créer leur entreprise. On côtoie nombre de start-up, des projets se montent, des marques se créent, cela s'oppose au discours ambiant. Nous, on adore ce que l'on fait, entreprendre, c'est le meilleur métier au monde !

Matthieu : Regardez 'Le Slip Français', "Blablacar"... Ce sont de super réussites ! Observez le nombre de levées de fonds en France, cela cartonne !


Quels conseils donneriez-vous à de nouveaux entrepreneurs ?

Vincent : Restez en France ! Il est plus facile de se lancer, plus gratifiant de contribuer à créer des emplois, de la richesse dans son propre pays ! Oser se lancer à toutes les étapes de la vie de l'entreprise. On peut toujours se demander si on est prêt, si l'idée est mûre, si on a les compétences, finalement on se questionne indéfiniment. Il faut se lancer pour que le projet mûrisse, on est toujours "plus prêt" qu'on ne le pense ! Une fois la société créée, il faut entretenir ce grain de folie, créer, innover, être positif !

Matthieu : En fait on n'est jamais prêt, la théorie de l'escalier énonce que plus on attend, moins on le fera. Quand nous nous sommes lancés, tout était perfectible mais à un moment il faut y aller.

Vincent : Je suis convaincu que tout le monde peut entreprendre. On peut penser que c'est plus facile en ayant fait des études, mais c'est presque plus difficile car cela nous oblige à sortir de notre zone de confort, à ne pas suivre la voie toute tracée. Il y a beaucoup d'exemples d'entrepreneurs hyper inspirants tel Mohed Altrad (orphelin, Bédouin de Syrie, consacré meilleur entrepreneur mondial en 2015). Tout est possible, il n'y a pas de profil type pour être entrepreneur, il faut avoir la mentalité entreprenariale, OSER !

Matthieu : Si je devais faire la même chose, je la referais... quelques années plus tôt !


Comment choisissez-vous les illustrateurs qui subliment les étuis des tablettes ?

Matthieu : Simplement. Il faut que ça matche visuellement et au feeling. Ce sont des rencontres, on refuse de travailler avec des gens peu sympathiques. La notoriété n'est pas du tout un critère. Au début, on cherchait parmi nos amis issus des milieux artistiques.

Matthieu : On a réalisé deux expos où 98 % des artistes étaient inconnus. Désormais on reçoit beaucoup de demandes de collaboration. Parmi les artistes, plusieurs sont devenus des proches comme Jean André.

Vincent : On a réalisé une expo-vente chez "Sergeant Paper"1. Une centaine d'artistes a reçu cinq étiquettes vierges du "Chocolat des Français" à illustrer. Les artistes fixaient librement les prix, les bénéfices des ventes des 500 tablettes ont été reversés à l'association "Un enfant par la main"2 pour financer la reconstruction d’une école au Népal. Ce merveilleux projet nous tenait à coeur, on avait envie d'avoir un bel événement où l'on retrouvait artistes, collaborateurs, distributeurs et consommateurs !


Le mot de la fin.

Vincent : Avec L'Exception nous sommes dans la même démarche, mettre en avant de jeunes créateurs français, des talents, nous ce sont des artistes. Nous partageons les mêmes valeurs !



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Comment choisissez-vous les illustrateurs qui subliment les étuis des tablettes ?