Sessùn - 20 ans

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Elle vient de Montpellier, mais c’est à Marseille qu’elle habite depuis des années. Et on reconnaît dans sa voix la chaleur et la couleur des filles du sud de la France. Emma François est à la tête de Sessun depuis qu’elle l’a fondée il y a 20 ans. C’est pour parler de ces vingt bougies qu’on revient avec elle sur les clés de son succès.



Pouvez-vous présenter Sessun pour quelqu’un qui ne connaît pas la marque ?

J’emploie souvent ce mot mais je dirais que Sessun est une marque “fraîche”, qui s’adresse à des jeunes femmes urbaines qui ont des références mode. Nous utilisons des matériaux nobles et chaque pièce est travaillée avec un twist contemporain. Le caban ou le pull shetland par exemple qui sont des iconiques chez nous sont toujours proposés avec une nouvelle lecture.


Vous pensiez un jour que vous alliez fêter les 20 ans de la marque ?

Oh non, sinon je ne l’aurais jamais fait ! Je ne me projette jamais dans la vie, à part en amour peut-être ? J’ai du mal à me projeter toute une vie. Ça a marché, marché, et me voilà 20 ans après ! C’est fou ce qui s’est passé avec Sessun.


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Comment tout cela est arrivé ?

J’avais, et j’ai toujours eu, une fascination pour le travail artisanal. Je n’avais pas de projet d’entreprise à la base, je n’ai rien anticipé. Je voulais juste que ça paie mes études et mes loisirs et je me suis prise au jeu, j’ai dû embaucher, apprendre des techniques, et j’ai un véritable souci du travail bien fait… Il s’agit aussi d’une super histoire humaine et avant tout de rencontres, sinon rien de tout ça ne serait arrivé. Tout s’est construit petit à petit.


Vous feriez quoi aujourd’hui si vous n’étiez pas créatrice ?

Je n'en sais rien ! Je fabriquerais des colliers au fin fond de l’Amazonie, je serais chanteuse de folk, je monterais à cheval en Tanzanie, je ne sais pas, je suis une passionnée, j’aurais envie de tout faire ! Mais j’ai une chance folle parce que j’exerce le plus beau des métiers. J’ai la chance d’allier créativité et dimension humaine. Être chef d’entreprise n’est pas une finalité en soi, et pourtant j’ai tout.


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Qu’est ce qui continue de vous motiver au bout de vingt ans ?

Je me rends compte que je fais quelque chose en harmonie avec moi-même, avec mon équipe et avec le produit. C’est ça qui me motive. L’histoire. On a construit une histoire harmonieuse. C’est vingt années de mutation et de respect de soi. Et puis aujourd’hui Sessun, c’est une équipe de 80 personnes mais j’ai un noyau dur autour de moi. Je travaille quand même avec mes copines qui sont là depuis le début. Il y a pire non ?


"C’est ça qui me motive. L’histoire. On a construit une histoire harmonieuse. C’est vingt années de mutation et de respect de soi."


Pourquoi avoir choisi d’habiter à Marseille ?

J’ai choisi Marseille pour développer Sessun parce que j’avais besoin d’une base. Je me rends compte a posteriori que je n’aurais sans doute jamais pu associer ma vie de famille et ma vie de bureau à ce point (NDLR : Emma est maman de deux enfants). Ici, il y a une certaine qualité de vie malgré l’intensité professionnelle. C’est un constat de mère, de femme. Si j’avais habité à Paris, Sessun ne serait peut-être jamais devenu ce qu’il est aujourd’hui. Je pense pouvoir dire que mon cadre de vie ici a aidé au développement de ma marque, sans aucun doute. Et puis je vais à Paris toutes les semaines, cela n’empêche pas ! C’est simple, je n'ai renoncé à rien.


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De quoi êtes-vous la plus fière en soufflant ces vingt bougies ?

Avant toute chose, ce dont je suis la plus fière, c’est l’équipe autour de moi qui est si fidèle. Malgré les coups durs, on a surmonté tous les échecs, on a construit quelque chose au fur et à mesure des années. Je suis fière aussi d’avoir une clientèle fidèle. Et puis je travaille beaucoup mais je suis récompensée parce que j’adore ce que je fais alors je n’ai jamais eu l’impression de me sacrifier. Je crois qu’il est important d’avoir la liberté de choisir de travailler avec des gens que l’on aime.


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Article par Ophélie Meunier
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